Dans sa petite histoire du village, éditée en 1934, l'abbé E. Lafforgue nous dit que le nom latin de la paroisse serait << Sanctus Hilarius de Monte Hilario ou de Monte Gaillardo >>.
Dans un acte datant de 1610, l'orthographe est << Montgailhard>> et dans un texte en vieux Français écrit en 1476, << Mongoalhart >>.
Dans ses monographies en 1887 et en 1899, A. Belin , instituteur dans la commune, dit que Montgaillard tire son nom du monticule situé à l'ouest.
Ce monticule est en fait le point culminant de la commune à 600 mètres d'altitude. Il porte une castrénation, l'opidum d'<< eras Puyolas >> construit par les Romains.
Des poteries romaines découvertes dans ces lieux ont permis de situer l'époque. Mais il n'est pas exclu que cette place forte date de l'âge du bronze: les soldats des légions romaines eurent-ils le temps en effet, malgré l'existence de l'éperon rocheux, de remuer autant de terre au cours de leur séjour?
La tradition rapporte que l'Alaric, canal de déviation de l'Adour, fut creusé par le roi Wisigoth Alaric, lors de l'invasion de la Gaule méridionale: ce qui permet de supposer un séjour assez long de ces envahisseurs.
Y a-t-il relation ou non avec les Cagoths? Rien n'est moins sûr. Toutefois notre village a son quartier des Cagoths et l'église possèdait une porte réservée aux Cagoths.

La découverte de sépultures médiévales dans la plaine confirme l'existence d'une église au lieu dit Saint Sernin et permet d'affirmer que le village fut construit sur les bords de l'Adour dans sa partie basse, la << Caoussado >>. (Cette église fut livrée aux flammes en 1569 par Mongoméry, chef huguenot des guerres de religion).

C'est vers 1256, semble-t-il, que se bâtirent la plupart des maisons sur la colline "et castet" où avait été édifié le château. On dit que Esquivat, comte de Bigorre, accorda des privilèges à ceux qui édifiaient leur maison dans le château.
Le château de Montgaillard fut détruit par un incendie en 1563.
L'église fut bâtie à son emplacement à partir de 1848.
La construction du Pont de l'Adour remonte, croit-on, au 10ème ou au 11ème siècle; mais il en existait un bien avant. Il avait été élargi en 1873. Formé d'une seule arche et fondé sur le roc, il est le seul pont sur l'Adour, de Bagnères à Maubourguet, à avoir résisté à la terrible crue de 1875.
Comme beaucoup de pont à une seule arche, il a été baptisé << Pont du Diable >> et il possède une légende...
Louis Baget,
Montgaillard,
Mai 2005